Propriété durable
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La loi sur la modernisation des bâtiments (GModG) a finalement été adoptée.

Le 10 juillet 2026, le Conseil fédéral a approuvé la loi de modernisation de l'État (GModG), ouvrant ainsi la voie à sa promulgation. Sa publication au Journal officiel fédéral est prévue dans les deux semaines à venir. Les partis au pouvoir s'étaient préalablement entendus sur ce point le 24 février 2026. Points de repère pour une réforme de Loi sur l'énergie des bâtiments (GEG) Parallèlement, une résolution recommandée par les partis au pouvoir a été adoptée, appelant le gouvernement fédéral à plaider au niveau de l'UE en faveur d'une simplification de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) et d'un report des délais de mise en œuvre.

Les principales innovations du GModG

Chronologie de GModG 2026

1. Suppression de l'exigence de 65 % d'énergies renouvelables

L’exigence actuelle selon laquelle les nouveaux systèmes de chauffage doivent couvrir au moins 65 % de leurs besoins en chauffage grâce aux énergies renouvelables sera supprimée. Elle sera remplacée par un catalogue technologiquement neutre.

  • Les pompes à chaleur, le chauffage urbain, les centrales à biomasse, la cogénération à haut rendement et les solutions hybrides restent admissibles.
  • Les nouveaux systèmes de chauffage au gaz ou au fioul resteront autorisés, y compris les systèmes de cogénération à haut rendement. À compter du 1er janvier 2029, ces systèmes devront utiliser une proportion croissante de combustibles neutres en CO₂.voir « Bio-escalier »).
  • L’obligation de fournir des conseils lors de l’installation de systèmes de chauffage aux combustibles fossiles est levée.
  • L'interdiction d'utiliser des chaudières à gaz et à fioul depuis plus de 30 ans est levée, de même que l'interdiction des combustibles fossiles à partir de 2045.

2. L’« escalier biologique » pour les systèmes de chauffage aux combustibles fossiles

Qu’est-ce que le « bio-escalier » ?

Une transition progressive vers des combustibles neutres en CO₂ est prévue pour les nouveaux systèmes de chauffage au gaz et au fioul. Selon le projet actuel, la part des combustibles respectueux du climat, tels que le biométhane et les carburants de synthèse, devra être d'au moins 10 % à compter du 1er janvier 2029. Cette part sera augmentée par étapes successives d'ici 2040.

  • À partir de 2029 : Au moins 10 % de carburants neutres en CO₂
    • À partir de 2030 : 15 %
    • À partir de 2035 : 30 %
    • À partir de 2040 : 60 %
  • Obligation des distributeurs de combustibles fossiles : neutralité climatique à partir de 2045
    • Le gouvernement fédéral soumettra un projet de loi distinct sur cette question d'ici le 1er décembre 2026.
  • Le quota prévu de gaz vert/biofioul domestique à partir de 2028 sera pris en compte.
  • Protection des locataires dans les immeubles résidentiels : à partir de 2028, les coûts liés au CO₂ et les frais de réseau de gaz seront partagés à parts égales (50/50) entre le propriétaire et le locataire ; clause de difficulté pour les immeubles non rénovés à loyers modérés.
    • « Clause de difficulté » pour les propriétaires, selon laquelle seule une partie des coûts supplémentaires liés au CO₂ doit être prise en charge si les conditions suivantes sont remplies :
      • L'appartement loué est situé dans un « marché du logement tendu » selon le Code civil allemand (BGB).
      • Loyer inférieur à 85 % du loyer comparable local
      • Moins de 6 unités résidentielles
      • Le bâtiment répond à la norme d'efficacité énergétique G ou H selon GModG.

Quelles sont les alternatives technologiques à l'escalier biologique ?

  • Alternatives possibles à l'escalier biologique pour les niveaux 1 et 2 :
    • Les proportions requises d'additifs peuvent être fournies par l'énergie solaire thermique.
    • Pompes à chaleur ou chauffage hybride à biomasse en mode de fonctionnement prioritaire des pompes à chaleur parallèles bivalentes
  • Les nouveaux systèmes de chauffage électrique direct ne sont autorisés que si l'isolation thermique est améliorée de 30 % (§10 par. 4 nouveau).

Que sont les carburants neutres en CO₂ ?

  • Biométhane/Biogas (issu de matières premières biologiques)
  • Méthane synthétique/gaz vert (produit à partir d'électricité)
  • huile bio (huile synthétique fabriquée à partir de matières premières biologiques)
  • Hydrogène vert (issu de sources d'énergie renouvelables)
  • Hydrogène bleu (issu de gaz naturel avec CSC ou CO₂)2-séparation)
  • Hydrogène orange (issu de l'énergie nucléaire)

Contexte : Le maintien de l’autorisation des systèmes de chauffage au gaz et au fioul repose sur l’hypothèse que la demande croissante de biocarburants sera satisfaite par leur disponibilité sur le marché ; à défaut, une forte hausse des coûts liés à cette demande est imminente. La taxe CO₂ est supprimée pour la composante biocarburante, ce qui atténue les surcoûts liés aux droits de douane sur les biocarburants.

3. Quota de gaz vert/pétrole vert pour les fournisseurs d'énergie

Parallèlement, à partir de 2028, les fournisseurs d'énergie seront tenus d'incorporer une proportion croissante de gaz et de pétrole verts au gaz et au pétrole qu'ils distribuent. Ce quota sera pris en compte dans le calcul de l'objectif de production de biogaz.

4. Les exigences en matière d'efficacité restent en vigueur.

Quel que soit le type de système de chauffage, les obligations en matière d'efficacité énergétique et les audits énergétiques doivent rester en vigueur :

  • Inspection du système de chauffage (§ 60b GEG)
  • Équilibrage hydraulique (§ 60c GEG)
  • Optimisation du fonctionnement du chauffage et isolation des canalisations

Ces réglementations s'inspirent en partie des directives européennes et demeurent des éléments centraux du droit énergétique national.

5. Le financement fédéral du programme BEG EM sera également ajusté.

La réforme du programme fédéral de financement des bâtiments à haute performance énergétique (BEG) se concrétise : la commission des finances du Bundestag a approuvé les modifications proposées. Les demandes de financement selon les nouvelles conditions pourront être déposées auprès de la BAFA et de la KfW à compter du 21 juillet 2026. D’ici là, une période transitoire sera mise en place, durant laquelle les demandes existantes seront traitées selon les conditions précédentes et il sera toujours possible, sous certaines conditions, de déposer des demandes selon l’ancien règlement.

6. Mise en œuvre de la directive européenne sur la construction (DPCE)

La loi de modernisation de la réglementation énergétique des bâtiments (GModG) vise à transposer en droit allemand la directive européenne révisée sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB). Cette directive a pour objectif d'harmoniser l'efficacité énergétique des bâtiments en Europe et de rendre progressivement le parc immobilier existant plus respectueux de l'environnement.

certificats de performance énergétique

À l'avenir, les certificats de performance énergétique contiendront beaucoup plus d'informations qu'auparavant. Outre les données habituelles sur la consommation ou la demande d'énergie, des indicateurs clés supplémentaires seront inclus, notamment :

  • Émissions de gaz à effet de serre sur l'ensemble du cycle de vie d'un bâtiment (Analyse du cycle de vie, ACV)
    • La norme DIN SPEC 91606 relative à l'analyse du cycle de vie selon les GModG a été publiée.
  • la part des énergies renouvelables
  • aptitude aux systèmes de chauffage à basse température
  • Indicateurs de préparation intelligents pour l'évaluation des technologies numériques du bâtiment

Les nouveaux certificats de performance énergétique doivent être délivrés sous forme numérique et dans un format lisible par machine. Toutefois, les certificats de performance énergétique déjà délivrés restent valables pendant dix ans.

  • Certificats de performance énergétique pour les bâtiments résidentiels : les classes d’efficacité énergétique restent inchangées (de A+ à H).
  • Certificats de performance énergétique pour les bâtiments non résidentiels
    • Première introduction de la classification de l'efficacité énergétique (de A à G)
    • Seuls les certificats de performance énergétique basés sur la demande énergétique réelle sont autorisés ; ceci s'applique également aux bâtiments à usage mixte (l'article 106 n'est plus applicable).

Nouvelles exigences pour les nouveaux bâtiments

Un élément clé de la directive EPBD est la prise en compte accrue de l'impact environnemental d'un bâtiment tout au long de son cycle de vie. À cette fin, l'analyse du cycle de vie (ACV) est rendue obligatoire. Cette obligation s'applique :

  • à partir de 2028 pour les nouveaux bâtiments d'une surface utile supérieure à 1 000 mètres carrés
  • à partir de 2030 pour tous les nouveaux bâtiments

Par ailleurs, les méthodes de calcul pour l'évaluation de la performance énergétique des bâtiments sont en cours d'adaptation. Cela inclut l'introduction des nouvelles normes DIN/TS 18599 (édition 2025-10) et DIN 4108-2 (édition 2026-06). Ces modifications ont une incidence, par exemple, sur le calcul des pompes à chaleur et la protection contre la chaleur estivale.

De plus, le bâtiment de référence actuel sera remplacé par un bâtiment de référence réaliste et constructible. Pour les futures évaluations énergétiques, un générateur de chaleur de référence technologiquement neutre sera utilisé. Le facteur d'énergie primaire utilisé sera initialement de 0,75 (jusqu'en 2029) et diminuera à 0,7 à partir de 2030. Parallèlement, le système solaire thermique précédemment envisagé pour le bâtiment de référence sera supprimé pour les bâtiments résidentiels.

Évolution de l'évaluation énergétique

La directive sur la performance énergétique des centrales (DPEC) entraîne également un ajustement fondamental des facteurs d'énergie primaire et d'émission. À l'avenir, l'accent ne sera plus mis uniquement sur la part des énergies non renouvelables dans l'énergie primaire, mais sur l'ensemble du facteur d'énergie primaire, y compris les énergies renouvelables.

Les changements sont particulièrement visibles dans les secteurs de l'électricité et du chauffage urbain :

  • Le facteur d'énergie primaire pour l'électricité du réseau diminue de 1,8 à 1,5.
  • Dans le même temps, le facteur d’émission du mix électrique allemand est réduit de 560 à 100 g de CO₂ par kilowatt-heure.
  • Le chauffage urbain aura à l'avenir une valeur standard de 0,7. Plus la part des énergies renouvelables sera élevée, plus cette valeur s'améliorera, jusqu'à 0,5 pour une chaleur 100 % renouvelable.

Pour les réseaux de chauffage urbain, seule la méthode de Carnot sera désormais autorisée pour les calculs. La méthode des crédits d'électricité, auparavant fréquemment utilisée pour les centrales de cogénération, ne sera plus applicable.

L'évaluation des différentes sources d'énergie est également en cours d'ajustement. Les biocombustibles, comme le bois, se verront attribuer un facteur d'énergie primaire de 0,7. Le facteur des combustibles fossiles reste inchangé à 1,1.

Globalement, cela améliore l'efficacité énergétique, notamment pour les bâtiments équipés de pompes à chaleur. Les futures normes d'efficacité énergétique requises pour les nouveaux bâtiments peuvent être atteintes relativement facilement avec les pompes à chaleur, alors que cela peut s'avérer plus complexe avec les systèmes de chauffage au bois ou le chauffage urbain.

Rénovation et réaménagement des bâtiments existants

Pour les bâtiments existants, des « passeports de rénovation » seront mis en place. Ils visent à fournir aux propriétaires une feuille de route à long terme pour des modernisations écoénergétiques et à indiquer dans quel ordre les mesures peuvent être mises en œuvre efficacement.

Par ailleurs, la directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) prévoit la mise en place de parcours de rénovation et de normes minimales pour les bâtiments particulièrement énergivores. L’objectif est d’améliorer progressivement l’efficacité énergétique des bâtiments les plus polluants.

L’échéance fixée par l’UE pour la mise en œuvre est mi-2027, mais les premiers ajustements nationaux pourraient débuter dès 2026.

7. Simplification de la planification thermique

La planification du chauffage urbain doit demeurer un instrument stratégique essentiel, fournissant des orientations aux municipalités, aux citoyens et aux entreprises concernant l’approvisionnement futur en chaleur. Parallèlement, elle devrait être simplifiée et dissociée de la Loi sur la modernisation des municipalités (LMMM), ce qui implique :

  • Réduction des coûts à 20 % du coût habituel de la planification pour les petites municipalités de moins de 15 000 habitants.
  • La transmission de données obligatoire est limitée aux immeubles collectifs (MFH) et aux bâtiments non résidentiels (NWG) (> 50 MWh ou 35 kW).
  • L’obligation de soumettre des données pour les maisons unifamiliales (SFH) est levée (les données sur la demande de chauffage sont destinées à combler l’écart).

La prise en compte de l'approvisionnement en froid dans la planification est limitée aux municipalités de plus de 45 000 habitants.

Note juridique : Dans le contexte des modifications prévues en matière de planification du chauffage urbain, il convient de noter que même si les modifications apportées à la loi fédérale sur la planification du chauffage urbain ont un effet juridique direct, les lois des États concernés devront d’abord être adaptées en conséquence pour leur mise en œuvre.

8. Chauffage urbain et chauffage local

Les réseaux de chauffage urbain (chauffage de quartier et chauffage local) sont explicitement renforcés en tant que technologie clé pour l'approvisionnement futur en chaleur. L'objectif est une expansion et une modernisation accélérées et respectueuses du climat de ces réseaux, ainsi qu'un prix de la chaleur transparent, équitable et abordable pour les consommateurs. Les ajustements suivants sont prévus à cette fin :

  • Le droit du client d'ajuster les performances sans conditions (§3 AVBFernwärmeV) doit être modifié (justification : sécurité de planification pour les fournisseurs de chauffage urbain).
  • Adaptation du § 556c du BGB en lien avec WärmeLV (exigence de neutralité des coûts pour les entrepreneurs et les fournisseurs de chauffage urbain)
  • Mise en place d'une plateforme de transparence des prix pour les prestataires de services d'incendie
  • Une nouvelle loi thermique va être introduite.

Comparaison : GEG 2024 actuel et GModG prévu

Sujet
GEG 2024
GModG 2026
Nouveaux systèmes de chauffage
Objectif de 65 % d'énergies renouvelables
La règle des 65 % ne s'applique plus.
Catalogue indépendant de toute technologie (tous systèmes possibles)
systèmes de chauffage au gaz/fioul
Les nouvelles installations ne sont autorisées qu'avec une part d'énergie renouvelable de 65 %.

Les modèles existants peuvent encore être utilisés.
Toujours autorisé avec la « Bio-Stairway » (augmentation progressive de la part des carburants neutres en CO₂ à partir de 2029 – quotas exacts non précisés)
exigences d'efficacité
Inspection du système de chauffage (§ 60b GEG)
Équilibrage hydraulique (§ 60c GEG)
Isolation des tuyaux
Inchangé, la normalisation européenne est prévue
Certificat de performance énergétique
Système national d'évaluation (HWB/PEP)
Obligatoire lors de la vente/location
Bâtiments résidentiels : les classes d’efficacité énergétique restent inchangées (de A+ à H).

Bâtiments non résidentiels : Nouvelles classes d’efficacité énergétique de l’UE AG

Cette obligation s'applique également à la prolongation des contrats de location.
Financement BEG
Taux de subvention actuels (pompes à chaleur, rénovation)
Engagement politique jusqu'en 2029, sous réserve des ressources budgétaires.
Obligations de rénovation
Isolation de la toiture et du plancher, garantie de 30 ans pour les chaudières, isolation des tuyaux
Cela devrait se poursuivre, conformément aux normes minimales de l'UE.
Planification du chauffage municipal
Pertinent pour 65 % des délais de mise en œuvre
D’ici 2030, 30 % de la chaleur doit provenir de sources d’énergie renouvelables, et d’ici 2040, ce chiffre doit atteindre 80 % (voir § 29 WPG).
Cela reste pertinent. Cependant, les objectifs du Bio-Stairway ne correspondent pas actuellement à ceux de la loi sur la planification des zones de chaleur (WPG).

Auteur

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Daniel Nebel | Teamleiter Produktmanagement Nachhaltigkeit und energetische Optimierung | Minol Messtechnik W. Lehmann GmbH & Co. KG

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